L’ancien président sénégalais Macky Sall a été auditionné, ce mercredi 22 avril à New York, par les États membres de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général. Il vise à succéder à António Guterres à l’issue de son mandat en 2027.
Devant les diplomates, Macky Sall a exposé sa vision en mettant l’accent sur le rôle central du multilatéralisme dans un monde confronté à des crises multiples. Il a plaidé pour une action collective renforcée afin de préserver la paix, protéger les droits humains, promouvoir le développement et consolider la coopération entre les nations.
Pour appuyer sa candidature, l’ancien chef de l’État a mis en avant une expérience de près de quarante ans dans la gestion des affaires publiques, rappelant avoir gravi tous les échelons de l’administration jusqu’à la magistrature suprême. Il a également insisté sur son réseau international et sa pratique du dialogue avec les dirigeants à travers divers cadres, notamment les grandes instances économiques et politiques mondiales.
S’appuyant sur ce parcours, Macky Sall affirme avoir acquis une solide capacité d’écoute, de concertation et de prise de décision. Il se dit prêt à répondre efficacement aux attentes des États membres, en s’appuyant sur une approche fondée sur le dialogue et l’arbitrage des priorités.
Parmi ses priorités, il place la restauration de la confiance au sein de l’Organisation, dans un contexte de tensions et de divisions croissantes. Il ambitionne d’incarner un Secrétaire général rassembleur, capable de bâtir des ponts entre les nations, les cultures et les différentes régions du monde.
Sur le plan opérationnel, le candidat propose de renforcer la diplomatie préventive, en misant sur l’alerte précoce, la médiation et une coopération accrue avec les organisations régionales. Il souhaite également améliorer l’efficacité des opérations de maintien de la paix et maintenir la question des droits humains au cœur de l’agenda onusien, en rappelant leur caractère universel et indivisible.
Abordant les enjeux globaux, Macky Sall a évoqué les défis liés à l’environnement, à la dette des pays en développement et aux inégalités. Il a estimé que les financements publics ne suffisent plus et a appelé à un nouveau modèle reposant sur le partenariat, l’investissement et le commerce, soutenus par un meilleur accès au crédit.
Selon lui, cette approche pourrait favoriser une croissance inclusive et contribuer à atténuer les facteurs à l’origine des migrations irrégulières. Enfin, il a insisté sur la nécessité de respecter la Charte des Nations unies et d’accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.





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