Le ton monte à l’Assemblée nationale. Dans un post publié ce mercredi sur sa page Facebook, le député Ismaïla Diallo a vertement répondu à son collègue Guy Marius Sagna, auteur de récentes critiques visant la gestion budgétaire et administrative de l’institution parlementaire.
Sous le titre évocateur « Réponse au député Guy Marius Sagna : entre indignation sélective et incohérence assumée », le député Diallo dénonce ce qu’il considère comme une posture contradictoire et peu exemplaire de son collègue.
Un double traitement pointé du doigt
Ismaïla Diallo évoque notamment le statut de Guy Marius Sagna, à la fois député sénégalais et membre du Parlement de la CEDEAO. Selon lui, l’activiste continue de percevoir des avantages de l’Assemblée nationale tout en touchant des indemnités journalières de la CEDEAO, sans transparence sur les montants. « La transparence commence par l’exemplarité », souligne-t-il.
Sukëru Koor et pratiques anciennes
Le député revient aussi sur les accusations de clientélisme évoquées par Sagna, notamment autour du « Sukëru Koor » (cadeaux de Ramadan). Diallo estime que ces pratiques relèvent de la précédente législature et accuse son collègue de confusion volontaire ou de nostalgie de circuits parallèles désormais abolis.
Dette au sein du groupe Yewwi
Dans un passage plus personnel, Ismaïla Diallo affirme que Guy Marius Sagna aurait contracté une avance de 500 000 F CFA auprès de son propre groupe parlementaire, Yewwi, ce qui, selon lui, relativise la portée des leçons de rigueur budgétaire que Sagna prétend donner.
Une critique jugée infondée
Diallo réfute également les reproches de Sagna concernant le retard dans la publication du rapport de la Commission de comptabilité et de contrôle. Selon lui, l’activiste n’a pas pris part aux travaux en cours au moment de ses déclarations. Il s’interroge : « A-t-il démissionné ou s’est-il tout simplement désintéressé de ses responsabilités ? »
Une rupture assumée par la 15e législature
Enfin, Ismaïla Diallo rappelle que la 15e législature, installée en décembre 2024, n’a pu tenir ses premières réunions qu’en 2025. Il assure que des réformes profondes ont été engagées : retour de la ponctualité aux séances, modernisation du règlement intérieur et mise en place d’un manuel d’évaluation des politiques publiques.
En conclusion, il exprime sa déception face à un collègue qu’il dit avoir respecté, mais dont l’attitude actuelle ne répondrait plus, selon lui, aux attentes du peuple :
« Le peuple mérite mieux que des contradictions en bandoulière. »




