La course au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies connaît de nouveaux rebondissements. D’après des signaux politiques venus de Washington, la candidature de Macky Sall semble gagner du terrain, alors que celle de la Chilienne Michelle Bachelet fait face à des réserves au sein du Congrès américain.
Dans une lettre adressée au secrétaire d’État Marco Rubio, des parlementaires américains ont exprimé, ce samedi 25 avril, leurs préoccupations concernant les positions de Michelle Bachelet sur l’avortement. Ils critiquent notamment son engagement en faveur de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, qu’elle a défendu comme un droit fondamental au cours de ses différentes responsabilités internationales.
Ancienne présidente du Chili, ex-directrice d’ONU Femmes et Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme entre 2018 et 2022, Michelle Bachelet s’est distinguée par son plaidoyer en faveur des droits des femmes. Des positions qui, selon certains élus américains, seraient en décalage avec leur interprétation des principes de la Charte des Nations unies.
Ces critiques s’inscrivent dans un contexte marqué par la décision de la Cour suprême des États-Unis d’annuler en juin 2022 l’arrêt Roe v. Wade, mettant fin à la protection constitutionnelle du droit à l’avortement au niveau fédéral. À l’époque, Michelle Bachelet avait dénoncé « un coup énorme porté aux droits des femmes ».
Reste à savoir si ces réserves du Congrès américain pourraient se traduire par une opposition officielle de Washington, voire un veto, dans le processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU. Une telle évolution pourrait redistribuer les cartes dans cette compétition internationale.
Par Thierno Diop





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