LaPolitique SN

Dialogue national au Tchad: le présidium tend la main aux absents

Avec une première mission dès ce mercredi : rencontrer les absents aux assises dont la plateforme Wakit Tamma, le parti des Transformateurs, pour les convaincre de rejoindre les discussions. Le président Gali Ngothé Gatta envisage déjà un aménagement du présidium : « On ne peut pas le remplacer, on peut peut-être revoir quelques formulations des règlements intérieurs, sous approbations de la salle pour que ces correctifs soient faits et que le présidium puisse recevoir d’autres membres et la salle d’autres invités. »

♦ Qui est Gali Ngothé Gatta, à la tête du présidium du Dialogue national au Tchad ?

« C’est un subversif de tous les temps », lance l’un de ses compagnons de jeunesse pour décrire cet économiste formé en France qui a pris les armes dès les années 1970 contre le régime du premier président, Ngarta Tombalbaye. Dans les années 1980, il rallie Hissène Habré qu’il a combattu auparavant. Nommé directeur au sein de la société cotonnière du Tchad, il est emprisonné pour complot et ne sera libéré qu’à la chute du régime, rappelle notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako.

Quand Idriss Déby arrive au pouvoir en 1990, Gali Ngothé est encore un des farouches opposants adulés par la jeunesse, surtout les étudiants qui avaient de l’admiration pour cet enseignant au discours séduisant. Il devient ministre dans le gouvernement de transition formé après la conférence nationale souveraine, disparait de la scène politique pendant un moment pour apprendre l’arabe littéraire en Égypte, avant de se faire élire député en 2012.

À la mort d’Idriss Déby Itno en avril 2021, il s’oppose à la prise du pouvoir par son fils. C’est donc en qualité d’opposant qu’il est désigné à la surprise générale, président du présidium du dialogue national inclusif.

Lapolitique

Rédacteur

Suivez-nous