Le chef de l’État a clairement affiché son incompréhension face à cette démarche. « Je n’ai pas compris la décision de la majorité parlementaire d’inclure en procédure d’urgence les modifications des Articles L29 et L30 du Code électoral », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Toutefois, malgré cette réserve, Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler le principe du jeu démocratique, en reconnaissant la légitimité de la majorité parlementaire. « Mais une majorité reste une majorité », a-t-il ajouté, soulignant ainsi que celle-ci dispose du pouvoir d’initiative et de décision au sein de l’Assemblée nationale.
Cette déclaration intervient dans un contexte de débats autour des réformes électorales, alors que plusieurs acteurs politiques et observateurs s’interrogent sur l’opportunité et le calendrier de ces modifications.
En prenant ses distances avec la procédure engagée, tout en respectant les prérogatives de la majorité, le président de la République adopte une posture d’équilibre, laissant entrevoir des divergences d’appréciation au sein même du pouvoir sur certaines questions institutionnelles sensibles.





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