Dans une déclaration ferme, Bassirou Diomaye Faye estime qu’un tel accord aurait constitué « un manque de respect » et une « trahison » des principes fondateurs du PASTEF. Il rappelle que le choix du candidat du parti obéit à des règles strictes, notamment à travers un congrès, et ne saurait résulter d’un arrangement entre deux individus . « Deux personnes ne peuvent s’isoler et anéantir toutes ces règles », a-t-il insisté, rejetant toute idée de personnalisation du projet politique.
Le président a également défendu son action à la tête du pays, affirmant être pleinement engagé dans la mise en œuvre du programme pour lequel il a été élu : « un Sénégal souverain, juste et prospère ». À ses yeux, il serait incohérent d’envisager dès à présent une succession prédéfinie, même dans l’hypothèse où les objectifs seraient atteints.
Abordant la question de la vie interne du parti, Bassirou Diomaye Faye a évoqué les ambitions d’élargissement du PASTEF, qui vise un million d’adhérents. Il a toutefois relativisé cet objectif, rappelant que lors de son propre mandat à la tête du parti, les résultats en matière d’enrôlement étaient restés en deçà des attentes.
Enfin, le chef de l’État a mis en avant la légitimité populaire qui fonde son mandat. « J’ai été élu par plus de deux millions et demi de Sénégalais », a-t-il souligné, rejetant l’idée qu’un choix interne au parti puisse être imposé à l’ensemble des citoyens.
Par cette sortie, Bassirou Diomaye Faye tente de réaffirmer son autorité, tout en rappelant les principes démocratiques qui régissent son parti et son action à la tête de l’État, dans un contexte marqué par des débats sur le leadership et l’avenir politique au sein du pouvoir.





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