Dans les «Voies et moyens» de la loi de Finance initiale de 2022, le ministère du Budget explique qu’une proposition prudente de réduction des dépenses fiscales à hauteur de 0,15% du PIB, estimé de 2019, est formulée pour l’année 2022. Le montant issu de cette projection qui représente environ 20 milliards FCFA, «viserait des catégories de dépenses fiscales pour lesquelles le principe de réduction n’est plus à discuter».
Ainsi, sur la base des derniers rapports et des études de la Banque mondiale et du FMI sur le sujet, les autorités ont identifié les régimes d’exonération des produits selon, disent-ils, « leur caractère imminemment régressif ».
Il s’agit de la suppression de l’exonération d’Impôt sur les sociétés des cimenteries pour un montant projeté à 4 milliards FCFA. L’Etat compte procéder aussi à la révision de l’exonération des consommations de la tranche sociale des livraisons d’eau et d’électricité pour un montant projeté à 10 milliards FCFA.
Il est aussi prévu la révision de l’exonération sur le riz (taxation effective du riz dit de « luxe ») pour un montant projeté à 0,5 milliard FCFA, la révision de la réduction d’impôt pour charge de famille pour un montant projeté à 5 milliards FCFA et la suppression de l’exonération accordée aux prestations d’hospitalisation autres que médicales, réalisées par le privé, pour un montant projeté à 0,5 milliard FCFA.
Cette mesure risque-t-elle de rebondir les couts de l’eau, de l’électricité ou encore du ciment ? Sa mise en pratique nous édifiera, même si l’autorité se veut prudente.




