Cheikh Yérim détaille les négociations Macky-Sonko : «Atépa et Alioune Tine ne sont pas les vrais médiateurs. C’est plutôt Yara et…»

Ceux qui savent se taisent. C’est apparemment ce que suggère Cheikh Yérim Seck. Invité de MNF sur 7 Tv, hier, le journaliste, depuis Lyon, a fait d’autres révélations sur les négociations entre Macky Sall et Ousmane Sonko. Jusque-là, c’est Pierre Goudiaby Atépa et Alioune Tine qui ont fait des sorties publiques et révélé les concessions de l’un et de l’autre. Mais, selon Yérim, «ils ne sont pas les vrais négociateurs». Il explique : «Il y a des discussions profondes entre les deux (Macky et Sonko). La libération de 200 ou 300 membres de Pastef ne peut être un simple hasard, ce serait être naïf. En vérité, ils (Atépa et Alioune Tine ont juste attendu que les pourparlers soient enclenchés, que les détenus soient sur le point d’être libérés pour parler aux médias. Disons que c’était pour préparer l’opinion à ce qui va se produire.»

Qui est Cheikh Diba ?

Depuis quelques jours, le nom du Malien Ousmane Yara est cité dans les négociations entre le Président Sall et le leader de l’ex-Pastef. Cheikh Yérim Seck confirme que le Malien a effectivement rencontré Ousmane Sonko. «C’est ce même Ousmane Yara qui avait joué les médiateurs entre Wade et Macky Sall sur le Protocole de Conakry (à quelques semaines de la Présidentielle de 2019). Leurs échanges ne sont pas allés plus loin parce que Sonko soupçonne Yara d’être un proche de Macky Sall», a-t-il détaillé. Mais il cite un autre intermédiaire entre le Président Sall et le maire de Ziguinchor. «L’autre médiateur est un Sénégalais du nom de Cheikh Diba, directeur de la planification budgétaire, inspecteur des impôts et domaines comme Ousmane Sonko. C’est lui qui est au début et à la fin de ces négociations. Cheikh Diba est passé par Abdoulaye Daouda Diallo pour accéder au Président Macky Sall. Les négociations sont très avancées et ont abouti à la vague de libération de pro-Sonko, au report de l’élection, au projet d’amnistie et tant d’autres ponts qui font qu’on va vers un Protocole du Cap Manuel. Voilà la vérité», conclut-il.

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