La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est réuni à Accra, au Ghana, le vendredi 25 mars 2022, demande aux autorités de la Transition malienne à s’inscrire dans une période complémentaire de 12 à 16 mois arrêtée par l’équipe technique de la CEDEAO/UA/NU pour l’extension de la transition tenant compte des activités nécessaires à l’organisation de l’élection présidentielle.
La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO était en Session extraordinaire. Le délai complémentaire imparti aux autorités de transition court à partir du 15 mars 2022. La Conférence décide par ailleurs de l’envoi du médiateur pour poursuivre et finaliser les discussions avec les autorités de la transition sur le chronogramme, selon le communiqué final de la rencontre.
Concernant la Guinée et le Burkina, la Conférence des chefs a décidé de nommer des médiateurs pour faciliter le dialogue entre toutes les parties prenantes et assurer une transition réussie. Les Chefs d’Etat ont demandé la finalisation d’un chronogramme acceptable de la transition au plus tard le 25 avril 2022. Passé ce délai, des sanctions économiques et financières entreront immédiatement en vigueur.
Sur le Burkina Faso la Conférence a exprimé sa profonde préoccupation par rapport au maintien en détention de l’ancien Président Roch Marc Christian Kaboré depuis le coup d’Etat et ce malgré plusieurs demandes pour sa libération sans condition.
La Conférence réitère sa ferme condamnation du coup d’État du 24 janvier 2022 exige la libération inconditionnelle et sans délai du Président Roch Marc Christian Kaboré et décide de maintenir la suspension du Burkina Faso de toutes les Institutions de la CEDEAO jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. De même, la Conférence dit être préoccupée par la durée de la période de transition fixée à trente-six (36) mois par la Charte de la Transition.




