Apologie de la violence, feu sur les auteurs ! ( Par Modou Aïssa )

De celui qui avait appelé à sabrer tous ceux qui s’opposeraient au troisième mandat de Macky Sall à celui qui demandait à mettre le feu sur les Diaz en passant par celle qui avait couverte toute l’ethnie wolof d’invectives et celui qui appelle aujourd’hui à exécuter Ousmane sonko, lequel des pyromanes a fait plus de dégâts ?Peut on bâtir un pays avec une telle culture de violence et de virulence ? Ces discours ethno-bellicistes dont les auteurs ne cherchent qu’à plaire leur chef, risquent de faire mal à la longue cohésion sociale qui règne dans notre pays depuis la nuit des temps. L’ère où le sabre donne le pouvoir est révolue, tout comme celle de la règne des dynasties.Nous sommes dans une République démocratique avec une charte qui garantit à tout citoyen le droit de se faire élire peu importe son nom de famille, sa race, son éthnie ou son appartenance confessionnelle.Dire que des rebelles armés se sont donnés rendez-vous à la place de la nation rien que pour ternir l’image et l’intégrité d’un adversaire politique est indigne et très grave.Cette stigmatisation ethno_regionale est un précédent qui menace sérieusement notre vivre ensemble et notre harmonie nationale.La race,la religion, l’ethnie ou l’appartenance confrérique ne doivent pas être les critères de sélection de ceux qui aspirent gouverner ce pays,mais ce seraient plutôt la compétence,la probité,et la sobriété qui devraient définir le type de dirigeant que nous voudrions pour ce pays. Le règne du Président Senghor en pays musulman à 95% en est une belle illustration. Un pays ça se construit par une bonne vision  et dans la plus grande cohésion des masses. L’adversité doit avoir des limites dans le ring des gentlemen. Si le Président veut réussir à bâtir une nation forte et soudée, gage de tout progrès, il doit se départir et corriger sévèrement ses hommes qui n’ont que le feu dans la bouche.On ne peut pas  envoyer Paul à la guillotine et sauver Jean alors qu’ils ont commis le même péché.Ce que le député Cheikh Bara Doly a dit sur l’institution présidentielle est extrêmement grave et ne devrait  passé impuni.Mais,autant le Président mérite respect et considération,autant aucun citoyen n’a le droit ou l’outrecuidance d’appeler à tuer un compatriote sous le regard complice et laxiste de la justice.Cette justice à double vitesse sème déjà les germes d’une société reconvertie en Jungle.La paix ne saurait exister que dans une société de justice et d’équité.Et cette paix ne devrait plus être une prière à formulée mais un droit à acquérir car ceux qui la menacent ont été élu pour la cultiver et l’entretenir.Le Sénégal a été jusque là un exemple de tolérance, de paix et de stabilité sociale envié par tout le monde, alors ne laissons jamais des oiseaux mange-mil semer les germes d’une guerre ethnique ou d’une confrontation civile qui risque de lui être chère.Cela ne pourrait être évité que si l’action judiciaire et politique vise exclusivement l’intérêt supérieur de la nation et le mieux-être des gouvernés au détriment des calculs et avantages individuels qui réduisent l’essence et la quintessence de la constitution et du service public en des zones de confort personnel.

           Professeur Modou Aissa

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