Les points essentiels :
►Les délégations russe et ukrainienne ont confirmé dimanche qu’un nouveau round de pourparlers aura lieu en début de semaine. Selon Kiev, ces négociations en présentiel se tiendront de lundi 28 à mercredi 30 mars en Turquie, alors que le négociateur en chef russe a avancé les dates de mardi et mercredi, sans préciser de lieu. Les deux parties ont déclaré lundi qu’elles n’attendaient pas d’avancées majeures des pourparlers.
► Au moins 5 000 personnes sont mortes à Marioupol, ville assiégée par la Russie depuis plusieurs semaines, selon une responsable ukrainienne. Des combats ont lieu aux alentours de Kiev.
► Le président ukrainien Voldymyr Zelensky a déclaré dimanche lors d’un entretien à des médias indépendants russes que son gouvernement étudiait « en profondeur » la question de la « neutralité » de l’Ukraine. Il s’agit de l’une des principales demandes de Moscou dans les négociations pour arrêter le conflit.
► De fortes explosions ont été senties à Kiev, Loutsk, Kharkiv et Zhytomyr, alors que des alertes aux frappes aériennes ont retenti dans presque toutes les régions ukrainiennes dimanche.
Les horaires sont donnés en temps universel (TU)
20h03 : Le plus grand objectif de l’Ukraine dans les pourparlers en Turquie est un cessez-le-feu, selon le ministre des Affaires étrangères ukrainien
« Le programme minimum, ce seront les questions humanitaires, et le programme maximal est de parvenir à un accord de cessez-le-feu », a dit Dmitro Kouleba à la télévision ukrainienne en réponse à une question sur la portée de ces pourparlers qui doivent débuter mardi.
19h39 : L’Union européenne cherche à gérer l’afflux de réfugiés
Les ministres de l’Intérieur de la zone Schengen se sont réunis cet après-midi à Bruxelles. L’Europe a ouvert ses portes aux Ukrainiens mais il faut maintenant gérer le flot des réfugiés, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet.
Les ministres de l’Intérieur ont donc adopté un plan en dix points qui doit d’abord aider les réfugiés eux-mêmes, par exemple avec une plateforme leur permettant de trouver des informations sur les transports.
Il y aura aussi la mise en place de ce que l’UE a baptisé un « index des hébergements » pour connaître les capacités d’accueil disponibles ou déjà utilisées dans chaque État de l’UE. Le but est de permettre aux réfugiés ukrainiens d’utiliser pleinement leur statut de protection automatique qui leur donne aussi le droit de travailler, d’être soignés ou d’aller à l’école.
Un effort particulier va être fait pour les réfugiés actuellement en Moldavie. Des hommes de l’agence Frontex, des garde-côtes et des gardes-frontières vont être envoyés afin d’offrir une relocalisation directe dans l’Union européenne.
L’UE va aussi se mettre d’accord avec le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada pour acheminer les réfugiés qui veulent s’y rendre. Une plateforme européenne sera aussi établie pour recenser et enregistrer tous les réfugiés, ce qui servira non seulement à centraliser les aides mais aussi à lutter contre la criminalité éventuelle.
Depuis l’invasion russe, trois fois plus de réfugiés sont arrivés en Europe que lors des guerres de Yougoslavie et cinq fois plus que depuis la crise migratoire liée à la guerre en Syri, selon la commissaire aux Migrations, Margaritis Schinas.

19h25 : Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov se serait rendu à Marioupol, selon la presse russe
Des médias russes ont affirmé lundi que l’autoritaire dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, proche de Vladimir Poutine, s’était rendu à Marioupol pour galvaniser ses troupes qui participent à l’assaut contre cette grande ville portuaire du sud-est de l’Ukraine.
« Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov est à Marioupol pour renforcer le moral de nos combattants », a déclaré Akhmed Doudaïev, l’un des plus proches collaborateurs de M. Kadyrov, cité par l’agence de presse russe RIA Novosti qui a publié une photo sur laquelle on peut voir M. Kadyrov posant au milieu d’une trentaine d’hommes armés dans une pièce fermée, déclarant qu’elle avait été prise à Marioupol.
La télévision russe a par ailleurs publié des images montrant une rencontre entre M. Kadyrov et un homme présenté comme un général russe, Andreï Mordvitchev, que l’armée ukrainienne affirme avoir tué. Dans l’immédiat, ces informations n’ont pu être vérifié de manière indépendante.
19h13 : Sur la ligne de front aux alentours de la capitale, Kiev

18h35 : Conséquence de la guerre en Ukraine en France, le prix de la baguette devrait augmenter
On a de plus en plus de mal à répercuter (la hausse des prix) sur les prix de vente. Ce n’est pas encore la panique mais il va falloir réagir vite car si on ne fait rien, on va avoir de gros problèmes avec les entreprises en France.
Les boulangers face à la hausse du prix du blé
Alexis Bedu
18h20 : L’Ukraine a des « preuves » de l’utilisation d’armes interdites dans le sud de son territoire
Interrogée pendant une conférence de presse sur l’éventuel recours à des bombes à sous-munitions, des armes interdites par les conventions internationales, pour bombarder Kiev, Mme Venediktova a répondu qu’elle n’avait « pas de preuves concrètes » de leur usage dans la capitale et que des « investigations » étaient en cours.
« Mais (…) nous avons des preuves de l’utilisation de bombes à sous-munitions dans la région d’Odessa (grand port ukrainien sur la mer Noire, ndlr) et dans la région de Kherson», une ville dont s’est emparée l’armée russe, a-t-elle aussitôt ajouté.
Des ONG internationales comme Amnesty International et Human Rights Watch ont affirmé avoir réuni les preuves de l’utilisation de bombes à sous-munitions dans des zones abritant des civils en Ukraine.
18h06 : À Dnipro, des déplacés viennent de l’est par milliers
Plus de 200 000 personnes ont été évacuées de Dnipro depuis le début du conflit, selon les chiffres des autorités locales qui ont mis en place un plan d’urgence. Des logements gratuits sont mis à disposition des déplacés et du travail est donné à ceux qui ont tout perdu.
Une attention particulière est portée envers les personnes âgées qui n’ont pas la force ou la capacité physique de continuer à voyage et qui sont forcés de s’établir à Dnipro pour une durée indéterminée, rapporte notre envoyé spéciale, Vincent Souriau.
Ces déplacés arrivent de toute la région. Les représentants d’ONG rencontrés par RFI évoquent un afflux massif en provenance de Marioupol, des familles dans un état physique et psychique très difficile.
En tout cas, les récits de ces déplacés sont accablants. Ils racontent les obus qui tombent de manière indiscriminée, les fenêtres qui explosent, les villes détruites. Et puis la fuite, par tous les moyens, vers les zones encore tenues par les forces ukrainiennes. C’est le cas ici à Dnipro, où l’atmosphère est paisible.
Paradoxalement, il y a beaucoup de monde dans les rues. À deux heures de route des lignes de front, la principale ville refuge de la région est de répondre aux besoins humanitaires qui sont énormes. Le maire de Dnipro vient d’appeler la communauté internationale, les milieux d’affaires ou encore les célébrités à se mobiliser pour lever des fonds de toute urgence.

17h40 : Pour faire face à la hausse des prix, le gouvernement espagnol prend des mesures
Des mesures très concrètes seront annoncées en Conseil des ministres mardi 29 mars 2022. Soit une enveloppe globale de 16 milliards d’euros, dont six milliards sous formes d’aides publiques directes et 10 milliards sous formes de prêts.

17h16 : L’oligarque russe Roman Abramovitch et deux négociateurs ukrainiens possiblement victimes d’un « empoisonnement »
L’oligarque russe Roman Abramovitch, qui tente de jouer les médiateurs entre Moscou et Kiev pour faire cesser la guerre en Ukraine, ainsi que deux négociateurs ukrainiens ont souffert de symptômes qui font penser à un possible « empoisonnement », a rapporté lundi le Wall Street Journal.
Après une réunion dans la capitale ukrainienne courant mars, le milliardaire propriétaire du club de football anglais Chelsea ainsi qu’au moins deux hauts responsables de l’équipe de négociateurs ukrainiens « ont développé des symptômes », écrit le journal américain en citant des « personnes au courant de cette situation ». Yeux rougis et larmoyants, visage et mains qui pèlent: ces symptômes se sont ensuite améliorés « et leurs vies ne sont pas en danger », ajoute-t-il.
Les sources du quotidien ont évoqué un possible empoisonnement, et soupçonné les partisans d’une ligne dure à Moscou qui veulent selon elles saboter les pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
16h53 : L’ONU va chercher à mettre en place un « cessez-le-feu humanitaire» entre la Russie et l’Ukraine
Lors d’une déclaration à la presse au siège des Nations unies à New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré avoir « demandé à Martin Griffiths (secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires, Ndlr) d’étudier immédiatement avec les parties impliquées la possibilité d’accords et d’arrangements pour un cessez-le-feu humanitaire en Ukraine ».
16h30 : Au moins 5 000 morts à Marioupol, selon une responsable ukrainienne
Au moins 5 000 personnes ont été tuées à Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, depuis le début de l’invasion russe, a annoncé lundi à l’AFP une conseillère de la présidence ukrainienne, en charge des couloirs humanitaires.
« Environ 5.000 personnes ont été enterrées, mais les gens ne sont plus enterrés depuis dix jours à cause des bombardements continus », a déclaré Tetiana Lomakina, estimant qu’« au vu du nombre de personnes encore sous les décombres (…) il pourrait y avoir autour de 10 000 morts ». Environ 160 000 personnes sont toujours coincées à Marioupol, selon le maire Vadim Boïtchenko.
16h23 : De nouveaux combats se déroulent dans plusieurs localités autour de Kiev
« L’ennemi tente d’effectuer une percée autour de Kiev et de bloquer les routes », a affirmé Ganna Malyar, vice-ministre de la Défense. Elle évoque notamment la localité de Stoyanka, à la lisière ouest de la capitale.
Deux lignes à haute tension ont été endommagées dans les combats, privant d’électricité 82.000 habitants de la rive droite de la capitale.
Il y a également une ligne de front à Brovary, dans la banlieue est de la capitale.


16h02 : Le projet de budget de Joe Biden prévoit près de 7 milliards pour l’Otan et un milliard pour l’Ukraine
Le projet de budget des États-Unis proposé par Joe Biden comprend 6,9 milliards de dollars pour l’Initiative européenne de dissuasion, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et « la lutte contre l’agression russe » ainsi qu’un milliard supplémentaire en faveur de l’Ukraine.
« J’appelle à la poursuite des investissements pour répondre avec force à l’agression de (Vladimir) Poutine contre l’Ukraine avec le soutien des États-Unis pour les besoins économiques, humanitaires et de sécurité de l’Ukraine », a souligné Joe Biden dans un communiqué. Le président a appelé à procéder à d’importants investissements dans la sécurité nationale « pour garantir que nos militaires restent les mieux préparés, les mieux entraînés et les mieux équipés au monde ».
15h58 : Un festival de cinéma présentant des films russes annulé à Nantes
« Dans l’impossibilité de projeter une partie des films programmés et d’accueillir tous les invités pressentis, l’association Univerciné annonce l’annulation du festival Univerciné Entre Lviv et l’Oural aux dates prévues (…) et son report à une date ultérieure, non connue à ce jour », ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.
L’association Univerciné dit regretter « que la création cinématographique ambitieuse et engagée, qui avait été sélectionnée, reste inaccessible au moment même où elle aurait pu contribuer à une appréhension intellectuellement fine et aiguisée de l’époque douloureuse que nous traversons ».
Sur Facebook, l’association franco-ukrainienne Tryzub avait dénoncé l’organisation de l’événement au cinéma Katorza. Selon Ouest-France, une manifestation pro-Ukraine a eu lieu dimanche devant le cinéma contre la tenue du festival.
15h31 : Les pertes économiques liées à la guerre estimées à plus de 500 milliards d’euros
La ministre de l’Économie ukrainienne, Ioulia Sviridenko a chiffré à « 564,9 milliards de dollars » (515,8 milliards d’euros) « l’impact direct des destructions » depuis le début de l’invasion russe le 24 février, auquel s’ajoutent « les effets indirects des combats » sur l’économie notamment liés à l’explosion du chômage, à la forte diminution de la consommation des ménages ou encore à la baisse des recettes de l’État.
« Près de 8 000 kilomètres de routes (sont) endommagées ou détruites », ainsi que « des dizaines de gares, des aéroports », pour un montant de 108,5 milliards d’euros, a-t-elle ajouté.
La baisse du PIB ukrainien a été estimé à 102 milliards d’euros la baisse du PIB en 2022, soit une contraction estimée de plus de 55% de l’économie par rapport à 2021. « Chaque jour les chiffres changent, et malheureusement ils augmentent », a déploré Mme Sviridenko sur sa page Facebook.
15h24 : Le cafouillage diplomatique de Joe Biden qui pourrait coûter cher
« Pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir », ce sont les mots de Joe Biden en Pologne ce week-end à propos de Vladimir Poutine. La Maison Blanche et le secrétaire d’État Antony Blinken ont tenté de déminer les propos du président américain. On explique notamment que l’objectif de Washington n’était pas de renverser le chef du Kremlin. Et pourtant bon nombre de journaux aux États-Unis reviennent ce lundi sur ce qui semble un point de non-retour.
14h51 : En Allemagne, des manifestations de soutien à la guerre en Russie
Les centaines de voitures arborant pour certaines des drapeaux russes et parfois soviétiques lors de la manifestation de soutien à la guerre en Ukraine dimanche à Bonn ne sont pas passées inaperçues, rapporte notre correspondant Pascal Thibaut. À l’arrivée, les participants se sont recueilli au pied d’un mémorial soviétique.
À Wurtzbourg en Bavière, 170 véhicules ont participé dimanche à une manifestation similaire. Les organisateurs voulaient protester contre les discriminations à l’égard des Allemands d’origine russe.
De telles manifestations restent toutefois marginales, en comparaison de celles qui dénoncent la guerre en Ukraine mais les esprits s’échauffent depuis quelques semaines. L’office criminel fédéral recense chaque semaine environ 200 délits liés au conflit : insultes, menaces ou agressions physiques. La plupart des victimes sont russes ou d’origine russe, les autres ukrainiennes. De leur côté, plusieurs régions veulent poursuivre les personnes qui affichent en public le symbole « Z » en soutien à la politique du Kremlin.
À Berlin, un drapeau ukrainien a été brûlé dans un jardin ouvrier ce week-end. Deux hommes ont été violement blessés samedi dans le métro et les bénévoles qui viennent en aide aux réfugiés ukrainiens s’inquiètent de mesures d’intimidation et d’observateurs suspects en marge de leur travail.
14h41 : La Macédoine du Nord ordonne l’expulsion de cinq diplomates russes
Ces diplomates « se livraient à des activités contraires à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques », a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, en référence au traité qui encadre les rapports entre les États.
Cette décision survient après une série d’expulsions récentes de diplomates russes des États-Unis, de Pologne, de Bulgarie, de Slovaquie ou des pays baltes; Suite à l’invasion de l’Ukraine, la Macédoine du Nord s’est jointe aux sanctions imposées à la Russie par l’Union européenne. Skopje a désigné la Russie comme un « État hostile ».
14h30 : Moscou envisage de restreindre l’accès au territoire russe aux ressortissants de pays « inamicaux »
« Un projet de décret présidentiel est en préparation pour introduire des mesures de représailles, concernant les visas, en lien avec les actions inamicales de plusieurs gouvernements étrangers », a déclaré le chef de la diplomatie russe,Sergueï Lavrov, ajoutant que ce projet prévoyait « toute une série de restrictions » pour entrer en Russie, mais sans préciser quels pays seraient sanctionnés en particulier.
14h23 : « Nous n’allons pas fournir de gaz gratuitement, c’est très clair », déclare le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov
En réponse aux pays occidentaux qui refusent de payer le gaz russe en roubles, le Kremlin a fait savoir qu’il ne fournira pas de gaz gratuitement aux Européens.
La Russie réfléchit à des méthodes lui permettant d’accepter le paiement de ses exportations de gaz naturel en roubles et elle prendra des décisions en temps voulu si ses clients européens refusent d’utiliser la monnaie nationale, a déclaré lundi le Kremlin.
« Dans notre situation, il n’est ni possible, ni approprié de faire de la charité (avec les clients européens) », a-t-il ajouté.
14h13 : Les forces ukrainiennes reprennent Mala Rogan, un petit village de la périphérie de Kharkiv, selon l’AFP
Les soldats ukrainiens menaient des opérations de sécurisation et de nettoyage dans les maisons détruites de Mala Rogan, petit village dans la campagne à environ 4 km à l’est de Kharkiv, d’où ont été chassées les troupes russes.
Les corps de deux soldats russes gisaient sur l’une des allées du village en grande partie détruit par les combats. Au moins deux autres corps ont été jetés dans un puits. « Il y a des cadavres russes un peu partout », a expliqué à l’AFP un militaire ukrainien, qui a estimé les pertes russes à au moins 25 hommes.
Plusieurs véhicules blindés russes, stationnés dans les cours des maisons, ont été également détruits dans les combats.

12h46 : Carlsberg annonce son retrait de Russie, un de ses principaux marchés
Le brasseur danois Carlsberg a annoncé lundi son retrait de Russie et la mise en vente de ses importantes activités dans le pays, qui comptent 8 400 employés.
« Nous avons pris la décision difficile et immédiate de viser une vente complète de nos activités en Russie, ce que nous pensons être la chose à faire dans le contexte actuel. Une fois finalisée, nous n’aurons plus de présence en Russie », explique le groupe dans un communiqué.
12h44 : Bruxelles souhaite le retrait des « passeports dorés » aux Russes sous sanctions
Trois pays de l’Union européenne, la Bulgarie, Chypre et Malte, ont tiré pendant des années d’importants revenus en octroyant la nationalité de leur pays à des étrangers en échange d’investissements. Ces programmes, depuis longtemps dans le collimateur de la Commission, ont tous été soit arrêtés soit suspendus.
« Certains ressortissants russes ou biélorusses qui font l’objet de sanctions ou soutiennent de manière significative la guerre en Ukraine pourraient avoir acquis la citoyenneté de l’Union européenne ou un accès privilégié à l’Union, y compris pour voyager librement dans l’espace Schengen, dans le cadre de ces programmes », a souligné l’exécutif européen dans un communiqué.
12h19 : Le G7 considère que demander le paiement du gaz russe en roubles n’est « pas acceptable »
Les pays du G7 ont estimé qu’exiger un paiement en roubles du gaz russe n’est « pas acceptable » et montre que le président russe Vladimir Poutine est « dos au mur », a déclaré le ministre allemand de l’Économie Robert Habeck.
« Tous les ministres du G7 sont tombés d’accord sur le fait qu’il s’agissait d’une violation unilatérale et claire des contrats existants (…) ce qui signifie qu’un paiement en roubles n’est pas acceptable », a dit Robert Habeck, à l’issue d’une réunion virtuelle avec ses homologues du G7.
12h14 : Les Russes inquiets de la situation économique de leur pays
Plus d’un mois après le début de l’opération spéciale, l’inquiétude des Russes pour l’économie de leur pays se confirme. L’institut de sondage Ipsos vient en effet de rendre publique une enquête : 87% des personnes interrogées en Russie se disent préoccupées par la crise économique.
12h02 : La Russie expulse trois diplomates slovaques
Moscou agit en réaction à une décision similaire prise en mars par la Slovaquie à l’égard de trois diplomates russes.
La Russie « a décidé de déclarer ‘persona non grata’ trois diplomates de l’ambassade de Slovaquie. Ils doivent quitter le territoire de la Fédération de Russie dans les 72 heures », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
12h00 : Le journal indépendant russe Novaïa Gazeta annonce suspendre sa publication
Les publications en ligne et papier sont suspendues jusqu’à la fin de l’opération militaire en Ukraine, au moment où le pouvoir russe accentue ses pressions contre les voix critiques.
Dans un communiqué publié sur son site, le journal, dont le rédacteur en chef Dmitri Mouratov a reçu en 2021 le prix Nobel de la Paix, a indiqué avoir pris cette mesure après avoir reçu un second avertissement du gendarme russe des télécoms pour manquement à une loi controversée sur les «agents de l’étranger ».
« Il n’y a pas d’autre solution. Pour nous, et, je le sais, pour vous, c’est une décision terrible et douloureuse. Mais il faut que nous nous protégions les uns des autres », a écrit Dmitri Mouratov, dans une lettre adressée aux lecteurs du journal.
11h32 : Alors que le président ukrainien a déclaré étudier la question de la neutralité de l’Ukraine réclamée par la Russie, quels contours celle-ci pourrait-elle prendre ?
10h57 : 40 000 réfugiés de plus en 24 heures mais le flux ralentit
Le total de personnes qui essayent d’échapper aux combats déclenchés par l’armée russe le 24 février, est de près de 3,9 millions, selon le décompte de l’ONU publié lundi.
Depuis le 22 mars, le flux de réfugiés s’est nettement ralenti même si on se rapproche du nombre de quatre millions qu’avait projeté le HCR au début du conflit.

10h55 : Le ministère russe de la Justice a ajouté le radiodiffuseur allemand Deutsche Welle à sa liste d’organisations médiatiques d’« agents étrangers »,une catégorie qui oblige les médias à joindre un avertissement à chacune de leurs publications.
09h41 : Pas de rencontre Poutine-Zelensky avant qu’un accord soit prêt, dit Lavrov
Le président russe Vladimir Poutine n’a aucun intérêt à rencontrer son homologue ukrainien Volodimir Zelensky avant que les négociations entre les deux pays aient suffisamment avancé pour qu’un accord soit à portée de main, a estimé le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
Un entretien prématuré entre les deux dirigeants serait «contre-productif », a déclaré le ministre russe à des média serbes.
09h25 : Le Kremlin qualifie « d’alarmants » les commentaires de Biden sur Poutine
« Cette déclaration est sans doute alarmante », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en soulignant que Moscou continuerait de suivre de manière « très attentive les propos du président américain ».
09h22 : Pas « d’avancées significatives » pour l’instant dans les négociations avec l’Ukraine, déclare le Kremlin
«Pour l’instant, nous ne pouvons pas constater de progrès ou d’avancées significatives quelconques », a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov à la presse, alors que les délégations russe et ukrainienne sont attendues lundi à Istanbul pour une nouvelle session de discussions
09h07 : Kiev renonce à tout couloir d’évacuation de civils aujourd’hui par crainte de «provocations » russes
« Nos renseignements ont fait état de possibles provocations de la part des occupants sur les itinéraires des couloirs humanitaires. Par conséquent, pour des raisons de sécurité pour les civils, aucun couloir humanitaire ne sera ouvert aujourd’hui », a écrit la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk sur Telegram.
08h49 : Madrid annonce un plan d’aides directes de 6 milliards d’euros pour compenser l’impact de la guerre
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé un plan d’aides directes de six milliards d’euros pour les ménages et les entreprises, dont des subventions sur les carburants, afin de compenser les conséquences économiques de la guerre en Ukraine.
Ce plan, qui sera adopté mardi en Conseil des ministres, « sera en vigueur jusqu’au 30 juin » et incluera également «10 milliards d’euros » de crédits garantis par l’État, a précisé le chef du gouvernement espagnol lors d’un forum économique.
08h02 : Le maire de Marioupol craint une catastrophe humanitaire majeure, plaide pour une évacuation totale
Le maire de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, a déclaré que la ville assiégée depuis plusieurs semaines par les forces russes était au bord d’une catastrophe humanitaire et qu’elle devait être entièrement évacuée.
Selon Vadim Boichenko, environ 160 000 civils sont pris au piège à Marioupol, sans électricité.
Alors que 26 autobus attendaient de pouvoir évacuer des civils, les forces russes ont une nouvelle fois refusé de garantir la sécurité des évacuations, a ajouté le maire de Marioupol.
« La Fédération de Russie se joue de nous», a-t-il déclaré.
07h26 : Heineken annonce son retrait de Russie
Le brasseur néerlandais Heineken a annoncé qu’il quitterait la Russie, où il compte 1 800 employés, à cause de la guerre en Ukraine qui continue à « se déployer et à s’intensifier ».
« La propriété de Heineken dans l’entreprise en Russie n’est plus durable ni viable dans l’environnement actuel. En conséquence, nous avons décidé de quitter la Russie », a déclaré le deuxième plus gros brasseur mondial dans un communiqué.
07h12 : L’Ukraine n’attend pas d’avancée majeure dans les pourparlers avec la Russie, selon un haut responsable
« Je ne pense pas qu’il y aura une quelconque avancée sur les principaux sujets », a déclaré Vadim Denisenko, conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien.
07h00 : Que penser des annonces du Kremlin, qui dit se replier sur le Donbass tout en menant des frappes à Lviv ?
Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie, directeur de recherches à l’IRIS, l’institut des relations internationales et stratégiques, croit à cette annonce de Moscou, même si la Russie est dans une phase d’escalade militaire.
Manifestement, les Russes ne s’attendaient pas à une telle résistance. Les Russes ont annoncé clairement qu’ils voulaient se retourner contre les puissantes forces ukrainiennes, l’essentiel de l’armée ukrainienne, qui est en fait autour du Donbass et qui était autour de Donetsk et Lougansk, c’est dix ans d’accumulation militaire, de fortification etc. Donc en fait je crois que pour l’instant la priorité russe c’est de se débarrasser de ces forces-là, qu’ils détruisent les infrastructures militaires, notamment celles qui permettent d’alimenter la guerre du côté ukrainien, oui, qu’ils bombardent aussi des susceptibles de recevoir l’aide internationale, oui, mais pour l’instant ils ont renoncé à attaquer de façon terrestre la rive droite du Dniepr, alors Odessa est toujours sous le siège, il y a quelques points où ils ne vont pas reculer, mais ils n’iront pas au-delà pour l’instant.
Jean de Gliniasty
Justine Fontaine
05h31 : L’armée ukrainienne reprend le contrôle de plusieurs bourgades
Petit à petit, rapporte notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan, l’armée ukrainienne s’emploie de manière efficace à attaquer les contingents russes par l’arrière, et avec des méthodes assez habiles, avec des petites unités détachées, sur un territoire que les Ukrainiens maitrisent parfaitement, ils ont repris le contrôle de plusieurs bourgades.
C’est le cas notamment de la ville de Trostyanets, à la frontière russe, dans la région de Soumy, au nord-est du pays, Ce petit chef lieu a bien été libéré, mais la ville a été entièrement détruite.
Dimanche soir, un des conseillers de Volodymyr Zelensky, Oleksiy Arestovych, a estimé que dans les semaines à venir, l’Ukraine allait lancer des contre-attaques et pourrait obtenir des victoires, notamment dans les régions septentrionales de Kiev, de Tchernihiv, de Soumy, d’où l’armée ukrainienne espère chasser les forces russes, bien, qu’on n’en soit pas encore là.
Cependant, la même source a estimé que la Russie allait consacrer ses ressources à l’invasion du Donbass encore sous contrôle ukrainien, et que de ce côté là il fallait s’attendre à une aggravation, l’objectif du Kremklin étant clairement la chute de Marioupol et l’encerclement des forces ukrainiennes situées dans le Donbass.
05h20 : Emmanuel Macron a assuré qu’une « opération humanitaire exceptionnelle » était en préparation pour évacuer les habitants de Marioupol
Écoutez l’analyse de Jean de Gliniasty,ancien ambassadeur de France en Russie, et directeur de recherches à l’IRIS, l’Institut des relations internationales et stratégiques.
Par sa concertation avec les Turcs et d’autres, Emmanuel Macron essaye d’établir un corridor d’évacuation et d’aide surtout, parce qu’un corridor d’évacuation ça fait partie si je peux dire de la doctrine militaire russe, en revanche ce qui est important c’est d’apporter des médicaments, de la nourriture, etc. Alors maintenant évidemment tout ça dépend d’un accord des cobelligérants parce que les combats continuent à Marioupol et comme les Russes quand même en contrôlent l’essentiel, essentiellement de l’accord des Russes, et je n’ai aucun élément pour l’instant me permettant de dire si oui ou non les Russes accepteront une telle intervention au milieu de combats qui ne sont pas terminés.
Jean de Gliniasty
Justine Fontaine
03h56 : La situation est « catastrophique » à Marioupol
Dans la ville assiégée et bombardée depuis des semaines, «la population se bat pour survivre. La situation humanitaire est catastrophique », a affirmé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère ukrainien des Affaires étrangères sur son compte Twitter.
«Les forces armées russes sont en train de transformer la ville en poussière », a-t-il ajouté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonçant de son côté un blocus total de cette ville que l’armée russe tente de prendre depuis des semaines.
«Toutes les entrées et sorties de la ville sont bloquées (…) il est impossible de faire entrer à Marioupol des vivres et des médicaments », a-t-il affirmé dimanche soir. « Les forces russes bombardent les convois d’aide humanitaire et tuent les chauffeurs », a-t-il ajouté.
Quelque 2 000 enfants ont également été emmenés vers la Russie, a-t-il dénoncé. « Et cela veut dire enlevés. Parce que nous ne savons pas exactement où ils sont. Certains sont avec leurs parents, d’autres non. C’est une catastrophe », a-t-il lancé.
Plus de 2 000 civils ont été tués à Marioupol, d’après un récent bilan communiqué par la mairie. Selon le président ukrainien, quelque 100 000 personnes sont toujours bloquées dans ce port stratégique de la mer d’Azov. Plusieurs tentatives visant à établir des itinéraires sûrs pour les civils ont échoué, les deux parties s’accusant mutuellement de violations de cessez-le-feu.
03h05 : Les Oscars demandent une minute de silence pour l’Ukraine
Une minute de silence a été demandée en hommage à l’Ukraine, envahie par la Russie, lors de la 94e cérémonie des Oscars à Hollywood dimanche soir. Pendant ce bref instant de recueillement, des écrans diffusaient des messages appelant à envoyer de l’aide en énumérant des besoins essentiels des Ukrainiens tels que de la « nourriture », des « soins médicaux » ou des « couvertures ». « Nous vous demandons d’aider l’Ukraine par tous les moyens possibles », a ajouté l’un des messages.
02h00 : nouveaux incendies dans la zone de Tchernobyl, selon Kiev
De nouveaux incendies se sont déclarés dans la zone de la centrale nucléaire de Tchernobyl, occupée par les forces russes, selon les autorités ukrainiennes. « Des feux importants ont commencé dans la zone d’exclusion, qui peuvent avoir de très sérieuses conséquences », a écrit la Première ministre adjointe ukrainienne Iryna Vereshuk sur son compte Telegram dimanche soir.
« Cependant, il est aujourd’hui impossible de contrôler et d’éteindre les feux en totalité en raison de la prise de la zone d’exclusion par les forces russes d’occupation », a-t-elle ajouté. « Par conséquent, nous demandons que le Conseil de sécurité de l’ONU prenne des mesures immédiates pour démiliratariser la zone d’excusion de Tchernobyl », a poursuivi cette responsable.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué dimanche que la situation de sécurité dans les centrales nucléaires ukrainiennes demeurait inchangée. Elle avait estimé la semaine dernière que les feux de forêt autour de Tchernobyl ne posaient pas de risque radiologique majeur.
01h35 : « La situation est de plus en plus critique » à Lviv
La banlieue de la ville de Lviv a été bombardée ce samedi, à l’ouest de l’Ukraine à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec la Pologne. La ville, relativement épargnée depuis le début de l’invasion russe, est dans une situation compliquée avec l’afflux de réfugiés. Derek est un bénévole irlandais, il est venu comme de nombreux autres aider. Il était à Lviv lors du bombardement. Témoignage.
« La situation est critique maintenant, ça se rapproche de la frontière. C’est de pire en pire à Lviv, les gens ont de plus en plus peur et ont du se réfugier après le bombardement. Nous, nous sommes partis dans la nuit, pour aller à Premiche, côté polonais. Nous avons chargé un peu de ravitaillement et maintenant nous sommes à Rzeszow pour récupérer des médicaments. Dès qu’on a chargé le camion, on retourne à Lviv. C’est fou ce qu’il s’y passe, car il n’y a plus assez de médicament là-bas. On a besoin d’insuline, de morphine, de bandages… On a besoin de tout en fait car ça commence vraiment à manquer. Il nous faut toute l’aide possible, financière aussi de la communauté internationale car la situation devient de plus en plus critique. »
00h50 : L’Allemagne envisage de se doter d’un système anti-missile
L’Allemagne envisage de se doter d’un système de défense anti-missile afin de se protéger contre une éventuelle attaque de la Russie, a déclaré dimanche soir le chancelier allemand Olaf Scholz, sans préciser le type de système que Berlin pourrait se procurer. « C’est l’une des questions dont nous discutons, et pour une bonne raison », a-t-il dit à la télévision publique en réponse à une question sur la possibilité que l’Allemagne acquiert un système de défense similaire au Dôme de Fer utilisé par Israël.
Interrogé sur l’hypothèse que Berlin se tourne vers un système de défense à la portée plus longue que ses missiles Patriot actuels, le chancelier allemand a répondu: « Nous devons être conscients que nous avons un voisin qui est disposé à recourir à la violence pour faire valoir ses intérêts ».
Plus tôt dans la journée, Bild a rapporté que la question d’un système de défense anti-missile couvrant l’ensemble du territoire allemand avait été évoquée lors d’un entretien entre Olaf Scholz et le chef des forces armées, Eberhard Zorn. D’après le journal, il a été question de la possible acquisition du système israélien Arrow 3. Le ministère allemand de la Défense a décliné une demande de commentaire.
00h : Avant de nouvelles négociations, l’Ukraine dit « étudier » la demande russe de sa « neutralité »
Le président ukrainien Voldymyr Zelensky a déclaré que son gouvernement étudiait « en profondeur » la question de la « neutralité » de l’Ukraine, un des points centraux dans les négociations avec la Russie pour arrêter le conflit, qui doivent reprendre en début de semaine.
Une des clauses des négociations porte sur « les garanties de sécurité et la neutralité, le statut dénucléarisé de notre État », une exigence de Moscou, a-t-il déclaré dans un entretien en ligne à des médias indépendants russes, diffusé sur la chaîne Telegram de l’administration présidentielle ukrainienne. « Ce point des négociations est compréhensible pour moi et il est en discussion, il est étudié en profondeur ».
Mais il devra être soumis à référendum et il faut des garanties, a-t-il prévenu, accusant le président russe Vladimir Poutine et son entourage de faire « traîner les choses ».




