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Sonko et Paris : Le rapprochement est-il devenu inévitable ?

L’opinion est-elle en train de vivre un retournement de situation sur les relations entre Paris l’opposant sénégalais, Ousmane Sonko ? La question est loin d’être saugrenue. Pour le site atlanticactu qui cite le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères français, Si beaucoup pensent que l’entretien de France 24 et RFI accordé à Ousmane SONKO, relève fine pure coïncidence, c’est ignorer le dilemme dans lequel la France se trouve.

Face à l’impasse dans laquelle Paris se trouve dans son pré carré en Afrique, note notre source, une nouvelle stratégie a été élaborée pour sortir du piège du sentiment anti français de plus en plus grandissant. Ainsi, argumente-t-elle, pour éviter les syndromes d’une rupture populaire comme en Centrafrique, au Mali et au Burkina Faso, « le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères français, opte pour une prise en compte des nouvelles aspirations des élites africaines ».
Paris qui perd du terrain en Afrique, n’est-elle pas obligée de faire contre mauvaise fortune, bon cœur ? Surtout avec l’expansion de puissances émergentes comme la Turquie, la Chine et surtout la Russie ? Rien n’est moins sûr.

Selon toujours le site atlanticatu, Ousmane Sonko est devenu fréquentable aux yeux du Quai d’Orsay dont les stratèges qui ont eu à occuper des postes diplomatiques ou militaires dans la plupart des pays africains, et qui sont les membres les plus influents du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères français. D’ailleurs, poursuit la source, ces derniers n’ont cessé d’attirer l’attention de l’Élysée sur la perte des positions comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Bénin si les paradigmes ne se conforment pas aux réalités politiques actuelles.

Atlanticactu de poursuivre pour noter que plusieurs rédacteurs de ce document dont Manuel Lafont Rapnouil, le responsable du département Afrique du CAPS et l’auteur de la note qui est un africaniste chevronné, Nicolas Normand ancien ambassadeur de la France au Sénégal et Chercheur associé à l’IRIS, ont conseillé vivement à l’Élysée d’éviter de commettre les mêmes erreurs au Sénégal comme ce fut le cas au Burkina Faso, au Mali et en Centrafrique. Des conseils qui ne sont pas rentrés dans l’oreille d’un sourd car le Quai d’Orsay a mis en branle ses instruments de communication que sont France 24 et RFI pour rectifier le tir de positionnement.

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