Nouvelle saisie de cocaïne vers Kaolack : La série continue

48 heures après la saisie de cocaïne à Keur Ayib, près de la frontière gambienne, la Douane a encore mis la main sur 33kg de la même drogue dans le Centre du pays. La contrevaleur de la saisie est estimée à 2 milliards 700 millions de F Cfa. Une série qui se poursuit depuis plusieurs mois.

Les saisies de drogue se suivent et se ressemblent au Sénégal. 48 heures seulement après la saisie de cocaïne effectuée à Keur Ayib, département de Nioro, région de Kaolack, la Douane annonce encore avoir intercepté 33kg de cette même drogue dans une localité du Centre du pays. La contrevaleur totale de la saisie est estimée «à deux milliards sept cents millions (2 700 000 000) de francs Cfa environ». Dans un communiqué, la Division de la communication et des relations publiques de la Douane sénégalaise informe que l’opération d’interception effectuée par la Brigade mobile des Douanes, Subdivision de Fatick, «a eu lieu ce lundi 3 juin 2024 aux environs de 11 heures à Ngouloul (non loin de Gandiaye)».

Donnant plus de détails, le document souligne que «la drogue était dissimulée dans des cachettes aménagées d’un véhicule de type Mercedes immatriculé à l’étranger». La Douane renseigne également que «trois individus ont été arrêtés au cours de l’opération».

Le 1er juin, une saisie similaire a été effectuée par les agents de la Brigade commerciale des Douanes de Keur Ayib, Subdivision de Kaolack. Ce sont trente (30) kilogrammes de cocaïne d’une contrevaleur estimée «à deux milliards quatre cents millions (2 400 000 000) de francs Cfa» qui ont été trouvés «à bord d’un véhicule de type Hyundai Santa Fé immatriculé à l’étranger». D’après le Service de communication de la Douane, «la drogue était dissimulée dans les cavités des portières et de la malle arrière du véhicule». La même source ajoute que «ledit véhicule, en provenance d’un pays limitrophe du Sénégal, a été passé au scanner portatif, un outil de contrôle non intrusif  acquis dans le cadre du Programme de modernisation de l’administration des Douanes (Promad) et mis à la disposition des unités pour plus d’efficacité dans la recherche et la répression du trafic de produits illicites». Toujours dans ses explications, la Division de la communication souligne que «ce dispositif de contrôle a permis de déjouer le modus operandi ingénieux que les trafiquants ont ainsi utilisé pour tromper la vigilance des agents». Concernant toujours cette opération, il est indiqué que «les convoyeurs (un chauffeur et son accompagnant) ont été mis aux arrêts».

Par ailleurs, l’administration des Douanes réaffirme dans son communiqué «sa détermination à combattre le trafic sous toutes ses formes et invite les populations à plus de collaboration et de soutien dans l’exécution de ses missions».

S’il faut se féliciter du travail admirable abattu par les agents des Douanes disséminés sur plusieurs sites à travers le pays, on ne peut manquer pour autant de s’interroger sur les interceptions massives de cocaïne réalisées par nos soldats de l’économie depuis plusieurs mois. On peut dire qu’il ne se passe plus de mois sans que l’on apprenne la saisie par nos douaniers, de plusieurs dizaines de kilos de cette matière fortement dangereuse. Et l’on ne peut penser que le Sénégal n’est juste qu’un lieu de passage et que rien de cette poudre mortelle ne reste dans le pays pour la consommation locale.

Il faut se demander s’il ne serait pas temps, pour les autorités du pays, d’engager un travail de réflexion et de conscientisation, pour que nos concitoyens soient sensibilisés sur le danger que présente l’arrivée massive de cette drogue dans le pays. Et il ne faut pas se féliciter de ces saisies en série, si l’on sait que, en moyenne, pour 1kg de drogue intercepté, il y en a 10 qui passent à travers les mailles.

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