Déthié Faye, plénipotentiaire des non-alignés à la commission cellulaire du dialogue politique, s’est réjoui de la décision du Chef de l’Etat fixant la date des élections législatives au dimanche 31 juillet 2022 adopté en conseil des ministres le 02 février dernier. Selon lui « le respect du calendrier républicain et la tenue des élections à date étaient une exigence des prenantes lors des travaux préparatoires ». M. Faye ne doute pas de sa faisabilité et exclut l’éventualité d’un report de ces joutes. « Juridiquement, techniquement et légalement, c’est possible d’organiser les Législatives à la date sus-indiquée parce que les délais qui doivent être respectés peuvent l’être », soutient-il. Il s’agit d’abord de l’« arrêté du ministre de l’Intérieur fixant le montant de la caution qui doit légalement avoir lieu 150 jours avant les élections ». En même temps, poursuit-il, « il publie le modèle de fiches de collecte des parrainages qui doivent être déposés à 7 jours des élections ». Donc, « il a jusqu’en fin février pour prendre cet acte légal et il ne peut y avoir de contraintes à ce niveau ». Ensuite, il y’a « le dépôt des listes de candidatures qui doit avoir lieu approximativement à 80 jours du scrutin ». Sur ce plan, « les acteurs politiques pourront prendre les dispositions pour être dans ces délais ». Il précise que « ces délais sont incompressibles qui sont contenus dans le Code électoral et qui ne dépendent pas d’une autorité ».
En outre, compte tenu du temps restant, « il est évident que la révision des listes électorales ne va pas connaitre la même durée que la précédente ». Dans tous les cas, un délai suffisamment raisonnable pourra être retenu par le président de la république ». A l’opposé d’une révision ordinaire réglementée par la Loi électorale, il n’est pas contraint quand il s’agit de révision exceptionnelle. C’est quand il prend le décret qu’il fixe le début et la fin ». Il s’est dit convaincu car « il ne restera que des questions techniques et l’administration électorale, notamment la Direction générale des élections (Dge), composée d’experts rompus à la tâche et en mesure de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur et de prendre en charge toutes ces questions ». Quid de la participation des non-alignés à ces joutes en perspective ? « Les élections étant une affaire de coalitions, notre option est de voir avec qui s’allier pour aller à ces élections, comment y aller dans l’intérêt exclusif du peuple en ce sens que l’action politique doit avoir pour objectif de se mettre au service du Sénégal et des Sénégalais », soutient-il.




