L’ancien Vice-président Usainou Darboe et actuel opposant virulent au régime de Adama Barrow qui a contesté les résultats de la présidentielle, a aujourd’hui l’occasion d’en découdre avec son ex militant devenu président de la République. Malgré les rejets de ses différents recours introduits devant la Cour Suprême pour dénoncer les fraudes à grande échelle du leader du NPP pour obtenir un second mandat, Usainou Darboe le chef de file l’UDP invite les gambiens à lui accorder une majorité parlementaire aux fins de mettre fin à la politique de corruption et de gabegie du régime actuel.
De son côté, le président Adama Barrow qui avait profité d’une tournée dite économique, en a profité pour remobiliser ses troupes en vue des législatives qu’il juge cruciales pour lui permettre de mener à bien son programme. Adama Barrow, président de la République de Gambie, qui votera au bureau de vote de McCarthy Square dans la circonscription de Banjul Central à 11 h, exhorte tous les Gambiens éligibles à venir voter, car les élections législatives sont aussi importantes que les élections présidentielles. Le Président Barrow exhorte tous à participer pacifiquement à la solidification de notre démocratie et à travailler à la réalisation de nos aspirations au développement
De son côté, les partisans de l’ancien président Yaya Jammeh actuellement en exil, qui avaient soutenu le candidat Mama Kandeh lors de la présidentielle dernière, ont décidé d’aller au charbon pour continuer de garder leur principal fief politique qu’est la région du Foni. Et malgré la scission d’avec le camp de l’ex numéro 2 de l’APRC Fabacary Tombong Jatta, allié du président Adama Barrow, les partisans de Lamin Tamba, affichent leur confiance quant à leur victoire ce samedi.
« Ce qui nous inquiète ce sont les combats entre éléments du MFDC et militaires sénégalais déployés dans notre localité qui coïncident bizarrement avec les élections législatives. En avril 2017, on avait assisté au même scénario et nous pensons que une astuce pour nous faire cette élection », confie Ebrima Colley, un responsable de l’APRC.
Pour Lamin Colley, « Non seulement nous continuons de recevoir beaucoup de réfugiés mais dans certains villages frontaliers, le vote ne s’y tiendra pas parce que les populations craignent des dégâts collatéraux comme lors des premiers incidents ou des soldats sénégalais ont trouvé la mort ».




