Plus on attend la nomination d’un premier ministre, les langues se délient et révèlent les raisons de cette attente prolongée. La nomination du premier ministre après les Locales a dépassé le stade des prolongations. La victoire des Lions de la Teranga à la 33èmeédition de la coupe d’Afrique des Nations est passée par là. Et une semaine après le sacre, toujours pas de premier ministre en vue. Selon certaines indiscrétions, Les plans de Macky ont été déjoués par un ministre de la République.
Le pays ne marche plus. Les ministres du gouvernement ont été remerciés et priés de diligenter les affaires courantes. Et puis lors du dernier conseil des ministres, le président revient sur sa décision et leur donne de nouvelles directives. Le président semble ne plus savoir où il se trouve. Les ministres ne travaillent plus, les institutions sont à l’arrêt et les ministres ne signent plus rien car tout le monde est dans l’attente d’un nouveau gouvernement avec à sa tête un premier ministre.
Selon l’enseignant-chercheur en droit public à l’Ucad, Mouhamadou Ngouda Mboup, le président est obligé de nommer un premier ministre : « L’institution Gouvernementale est affectée par un refus de nommer le premier Ministre. Le Président de la République a l’obligation de nommer un nouveau premier Ministre et un nouveau Gouvernement. Cette situation est un précédent dangereux pour la stabilité des institutions. Un Etat de droit est un Etat organisé, il est inacceptable que l’on se retrouve sans Gouvernement presque près de deux mois…Le Président de la République ne peut prendre ses aises avec la Constitution de la République ».
Si le président prend ses aises avec la constitution en ne nommant pas un PM, c’est que son plan a été déjoué par un actuel membre du Gouvernement. Depuis 2014, lors des Locales, le président avait lui-même déclaré que les perdants de son camp devraient faire les frais de leur échec ; C’est ainsi que Mimi Touré qui avait perdu à Grand Yoff face à Khalifa Sall a été virée de son poste de PM et remplacé par Mahammed Boun Abdallah Dionne. Et c’est cet axiome qui plombe aujourd’hui la nomination du PM…
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