Aujourd’hui, je suis dans ma tombe, mon histoire semble étouffée mais je vais vous hanter. Je vais vous relater mon histoire du fin fond de ma tombe. Il y a à peine 6 ans, j’étais l’objet sexuel d’une famille entière. Mes parents étaient divorcés et ma garde revenait à mon père. Depuis ce divorce, mon géniteur refusait de se remarier, je vivais alors le pandémonium dans toute sa globalité. Je n’avais le droit de voir ma mère que si l’occasion se présentait. L’on me priva ainsi de l’affection maternelle! Mon père était un homme très connu et très respecté, il incarnait une certaine grandeur au point que nul n’osait se plaindre devant lui. Si la richesse constituait une source de bonheur, je serais devenue la plus épanouie, si le luxe que je vivais suffisait, je serais devenue une princesse hors norme, malheureusement…
Mon enfance a été volée et violée. J’étais devenue la fille, la maîtresse et la femme de mon père! Par tous les anges ! A la place d’une mère absente, je devais remplir toutes les obligations de mon « cher » père. Le soir d’un 29 juin, commençait mon cauchemar. Comme toute première fois, je devais faire avec ou sans expérience, mes menstrues arrivaient. Je suis devenue femme ! Papa, c’est ce soir même où tu m’as vu contrariée, mes habits tachés de sang partout. Toi-même tu m’as aidée, toi-même tu m’as expliqué, toi-même tu m’as dépucelée! Ce soir même tu m’as demandé de passer la nuit avec toi, oui avec toi ! Dans ta chambre, sur le lit conjugal même de ma mère. Tu me faisais croire des sottises, tu me disais que la douleur des menstrues augmenterait au milieu de la nuit, qu’il serait préférable que tu sois à mes côtés afin de me soutenir. J’hésitais mais j’acquiesçai ! Papa n’as-tu pas reconnu ta propre progéniture ? Papa cela ne te dérangeait pas d’assouvir tes irréfrénables désirs sur une innocente à part entière ? Tard dans la nuit, j’avais senti des attouchements, j’avais senti des choses qui ne m’étaient guère familières, j’avais sursauté tout en sueur. Papa! Pourquoi, papa ? C’est alors que je vis le visage d’un monstre, la face hideuse de mon monstre de père, son vrai visage! Je suffoquais tel un animal devant la mort, mais tu ne voyais pas celle qui était en face de toi. Tu voulais à coup sûr satisfaire tes pulsions inassouvies. Je te suppliais de me laisser m’en aller, mais tu m’ordonnais de me déshabiller vite et sans mot dire. Papa n’avais- tu pas vu mon impureté ? Des larmes brulaient mes joues ; je me déshabillais sans grincher. Tu me l’as fait papa, oui tu me l’as fait par le derrière. Pourquoi ça papa ? Pourquoi toi papa ? La douleur envahissait tout mon corps et mon âme. Je brûlais de désarroi dans mon for intérieur, je transpirais de la haine, je pleurais de la mélancolie, mon corps ne tenait plus mais tu continuais ton sale besogne. Quelle gaffe de père !! Hélas pour moi, ce n’était que le début du commencement. Après cette nuit je cessais d’exister. J’étais présente mais j’étais morte, mon corps ne pouvait plus contenir la douleur qui m’animait, je me couchais souvent, il m’était difficile de m’asseoir parce qu’il m’avait pris par le derrière, mes jambes me lâchaient, je ne pouvais plus me tenir debout. Mon âme s’alourdissait. Le monde s’effondrait sur moi. Papa le soir, tu rentrais du travail avec ton frère, mon oncle! Je me demandais ce qu’il pouvait vraiment venir faire à la maison. D’un coup, Je vous entends chuchoter je ne pouvais savoir quoi. Le même soir mon calvaire se multipliait! Ce soir-là, j’ai été droguée, ligotée, déshabillée, c’aurait était mieux s’ils abusaient de moi au moment où j’étais en somnolence Qui l’aurait cru, mes deux pères allaient se relayer sur moi ! Ils me violaient, je saignais, je criais, je m’agrippais, je suppliais, je tenais plus, j’étais morte intérieurement. Chacun des deux prenait sa dose! Qu’avais-je fait pour mériter cela ? Papa tu as bafoué mon innocence, pourquoi ? Etais- je la goutte de trop ? Ne m’as tu pas regardée comme ta propre fille ? J’ai eu une infection à cause de la sodomie répétée ; j’étais plus moi-même, je saignais par derrière, je sortais un liquide nauséabonde. On me chahutait à l’école, personne ne voulait s’asseoir à mes côtés à cause de l’odeur qui je dégageais, l’infection devenait dégradante de jour en jour. Je ne pouvais plus sortir, je maigrissais vachement. AY PAPA YAKK NGUA SAMA ADINA! DIEUL NGUA SAMA NDAW… Papa, le soir où ma santé devenait alarmante, c’est le même soir où tu m’as empoisonnée. AY PAPA ! C’était mon dernier mot ; c’était mon dernier souffle ; c’était ma dernière nuit sur terre. Comme cela ne suffisait pas, tu m’as décapitée et jetée à la merci des chiens. Ai-je mérité cela ? Ne viens pas pleurer devant ma tombe…. Les restes de mon corps avec lesquels les chiens avaient commencé à se festoyer ont été retrouvés et finalement enterrés. Ne pleure surtout pas ma mort!



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