Dans la préoccupation de réguler les conditions de production, d’importation et de distribution du fer à béton au Sénégal, l’Etat a engagé un processus de réglementation du secteur. Le ministère du Commerce et celui des Mines, en collaboration avec les autres acteurs du secteur, ont formalisé ce processus.
Avec le boom immobilier, les commandes nationales en fer ont grimpé, réduisant à une infime quantité les produits à l’export. «La tonne de fer de la Société métallurgique d’Afrique (Sometra) est vendue aujourd’hui à 370 000 FCFA, alors que le fer importé est lui vendu à 420 000 FCFA », témoigne Madiaw, maçon de son état. Cette société qui détiendrait le monopole du marché du fer à bétons se trouve à 35 kilomètres environ, de la sortie de Dakar, à l’entrée de Sébikhotane.
En prenant la résolution de réguler le secteur de la vente du fer à béton, le gouvernement veut, entre autres, combattre efficacemen le phénomène des effondrements de bâtiments liés parfois à la mauvaise qualité de fer utilisé dans la construction. « Ce genre d’accidents peut toujours varier selon la zone et l’état du sol. C’est pourquoi aucune piste ne devrait être écartée pour établir le diagnostic de l’effondrement qui peut être lié à un phénomène », note Madiaw. « Par exemple, aux Parcelles Assainies, les bâtiments sont la plupart du temps attaqués par l’embrun marin qui y provoque des fissures. Les dalles des maisons s’écroulent à cause de cet embrun qui ronge le fer ou de la nappe phréatique et l’avancée de la mer », souligne-t-il. Avec la nouvelle réglementation, les conditions de production d’importation et de distribution du fer à béton sont avantageusement modifiées, est-il d’avis.
Il y avait, selon toute vraisemblance, des détournements de destination sur le fer notamment celui exonéré. Du fer à béton à destination d’autres pays limitrophes étaient aussi déversés, sur le marché sénégalais, sans paiement de droit de Douane, informe Thierno Barro. « C’était un manque à gagner énorme pour le Trésor », déplore un douanier. Le boom immobilier, les commandes nationales ont grimpé actuellement, réduisant à une infime quantité les produits à l’export parallèle, ce qui constitue un avantage considérable pour l’Etat et les acteurs reconnus et formalisés du secteur, souligne-t-il.




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