Appel au dialogue : Les conditions qui sont posées par le F24

Après la prière de la Korité qu’il a effectuée à la Grande Mosquée de Dakar, hier samedi, 22 avril, le Président Macky Sall a renouvelé son appel au dialogue dans le respect de l’état de droit et des institutions de la République. La réponse n’a pas tardé du côté du mouvement des forces vives du Sénégal F-24, lancé le 16 avril dernier. Devant le Jury du dimanche (Jdd), ce 23 avril, son coordonnateur Mamadou Mbodj a mis plusieurs conditions, tout en réitérant son exigence concernant le 3e mandat.

Il explique : “il faut dire que cette coalition, les forces vives du Sénégal, F-24 a été mis en place et s’est assigné une mission très précise. L’élément premier de cette mission, c’est de dire que nous voulons obtenir du président de la République (Macky Sall) qu’il renonce à présenter sa candidature pour un 3e mandat. Parce que nous estimons qu’il s’agirait d’une volonté de nous imposer un mandat illégal et illégitime. Donc, nous pensons que l’élément central du dialogue devrait tourner autour de ça. Monsieur Macky Sall devrait dire aux Sénégalais et c’est ça notre appel, qu’il ne se présentera pas pour mettre un terme au climat délétère.”

Pour le Professeur de Philosophie à la retraite, posant une autre condition, “il s’agit aussi, pour le F-24, de demander au président de la République et à son gouvernement de créer les conditions optimales et consensuelles d’une élection inclusive, apaisée et transparente. Cela veut dire que non seulement le processus électoral doit faire l’objet d’un consensus.”

Par exemple, souligne-t-il, “les révisions des listes électorales (ouvertes du 6 avril au 6 mai) doivent être prorogées.” Autre exemple : “Le Président (Macky Sall) ne doit pas sélectionner et créer des conditions juridico-politiques qui vont entraver l’éligibilité de certains candidats.”

Le F-24 exige aussi la libération des prisonniers politiques. “Il y a trop de détenus dans nos prisons surtout que ces citoyens n’ont fait qu’exprimer des opinions ou simplement revendiquer des droits. Ils n’ont pas leur place en prison. Il faut les libérer immédiatement”, tonne son coordonnateur.

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