L’annonce a été faite alors que le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, est au Qatar, devenu l’interlocuteur privilégié des talibans. Antony Blinken doit participer à des pourparlers sur l’Afghanistan et la poursuite des évacuations.
Une semaine après le départ des derniers soldats américains d’Afghanistan – et alors que les talibans contrôlent désormais toute la vallée du Panchir –, les réseaux diplomatiques tentent toujours, lundi 6 septembre, de s’organiser pour poursuivre les opérations d’évacuation depuis l’Afghanistan.
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Des Américains évacués pour la première fois depuis le retrait de l’armée
Quatre Américains ont quitté le pays, lundi, par voie terrestre dans le cadre de départs arrangés par les Etats-Unis, a annoncé un haut responsable américain. Les talibans avaient été mis au courant de ces départs et « ne les ont pas empêchés », a-t-il précisé. Il n’a toutefois pas été fait mention des pays frontaliers par lesquels ces ressortissants ont été évacués. Ces départs sont les premiers que les Etats-Unis organisent depuis leur retrait, le 31 août.
Le haut responsable en question accompagnait le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, arrivé lundi dans la capitale qatarie pour des pourparlers sur l’Afghanistan, selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). « Nous sommes reconnaissants pour l’étroite collaboration du Qatar concernant l’Afghanistanet son soutien indispensable pour aider le transfert de citoyens américains, du personnel de l’ambassade de Kaboul, d’Afghans menacés et d’autres personnes évacuées d’Afghanistan via le Qatar », avait fait savoir le département d’Etat américain avant l’arrivée de M. Blinken au Qatar.

Le secrétaire d’Etat n’a pas précisé s’il parlerait personnellement avec des représentants des nouveaux maîtres de Kaboul. Mais les Etats-Unis maintiennent des « canaux de communication »avec les talibans, a-t-il affirmé, ajoutant qu’il souhaite que le nouveau gouvernement soit « représentatif des différentes communautés et des différents intérêts en Afghanistan ». Lundi soir, l’annonce de ce gouvernement était jugée imminente.
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Plus de 300 civils, éligibles à l’asile au Royaume-Uni, toujours en Afghanistan
Alors que le pont aérien mis en place par les Américains et leurs alliés a permis l’évacuation de 123 000 personnes d’Afghanistan, le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé lundi que 311 Afghans, éligibles à l’asile au Royaume-Uni, n’avaient pas pu être évacués.
Il n’a toutefois pas précisé combien de Britanniques étaient encore dans le pays. Alors que l’opposition travailliste a accusé le chef du gouvernement de ne pas avoir de plan précis, ce dernier a assuré que son gouvernement mettait tout en œuvre pour faire venir ces personnes au Royaume-Uni. « Nous travaillons de toute urgence avec nos amis dans la région pour assurer un passage sûr et dès que des routes seront disponibles, nous ferons tout notre possible pour [leur] permettre de parvenir en lieu sûr », a-t-il insisté.
Le Royaume-Uni a évacué plus de 15 000 personnes depuis l’aéroport de Kaboul dans les deux semaines qui ont suivi le retour au pouvoir des talibans le 15 août, dont près de 8 600 Afghans éligibles au programme ARAP.
lemonde




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