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Routes des Canaries : 785 migrants morts en mer en 2021, contre 320 en 2020 et plus de 21.000 de 2013 a nos jours

Pour Adama Mbengue et ses camarades, cette situation doit nous pousser à nous interroger sur le manque de réactivité des autorités d’Afrique Subsaharienne, face à ce drame. Ainsi, ADHA incrimine «la politique (migratoire) de ces pays qui doivent avoir comme mission principale de venir en aide, d’assister et de protéger leurs compatriotes là où ils se trouvent». ADHA dénonce également, par ailleurs, «la politique de certains pays membres de l’UE (Union européenne), qui consistent à encourager certains pays d’Afrique du Nord à bloquer les migrants, quelques soient les moyens et pratiques utilisés».

La communauté internationale n’est pas en reste. «La communauté internationale, sous l’égide de l’ONU, doit donner un signal fort pour arrêter ces traitements inhumains et ces crimes odieux commis à l’encontre de ces migrants». En attendant, ADHA recommande vivement, cependant, «aux gouvernements d’Afrique Subsaharienne de prendre leurs responsabilités de dépêcher dans les plus brefs délais des émissaires chargés de porter assistance à leurs compatriotes détenus dans les centres ainsi que ceux bloqués dans le territoire Libyen et de les rapatrier dans les conditions idoines».

En outre, elle invite les «organisations internationales, l’ONU en particulier, d’être plus réactives par rapport aux dérives des troupes libyennes, des tortures et crimes odieux commis à l’encontre de ces migrants», ainsi que «la jeunesse africaine de prendre toutes ses responsabilités, d’éviter de risquer leurs  vies dans des aventures incertaines car l’Afrique a besoin de tous ces bras valides pour se développer», conclut-on.

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