Les hommes politiques ont besoin de la presse pour rendre visible leurs actions. Les journalistes privilegient l’actualité politique pour faire de l’audience. C’est donc un mariage de raison.
Cependant, les uns ne se retouvent dans la manière de traiter l’information que quand ça les arrange. Or la ligne éditoriale est l’expression d’un ensemble de choix et de décisions d’un organe de presse ou d’une maison d’édition.
Rts, Walfadjri, D-Media, E-Media, Gfm, Itv LeMonde, Figaro, La Croix ou l’Humanite etc… ont chacun sa ligne rédactionnelle. C’est à l’auditeur, au lecteur ou au téléspectateur de s’en accommoder ou de s’en éloigner selon ses préférences ou son centre d’intérêt.
La perception que l’opinion en a, ne saurait être manichéenne. Au Sénégal, nous avons tendance à stigmatiser l’organe de presse du fait de ses choix éditoriaux. Le journaliste est bon quand il fait la part belle à l’opposition ou tire sur les gouvernants, et mauvais s’il s’écarte de cette ligne.
A mon avis, Babacar Fall, El hadj Assane Gueye, Pierre Edouard Faye, Oumar Gningue, Abdoulaye Mbow, Pape Birahim Touré, Mamadou Thior, Bineta Diallo, Ndeye Dimet et tant beaucoup d’autres que je ne pourrais citer ici, sont très professionnels dans leur manière de traiter l’information.
Les hommes politiques, leur « doomu bajjen »* ont une facheuse tendance à apprecier le travail des journalistes selon que l’on est dans le pouvoir ou dans l’opposition. Ce n’est pas juste.
Babacar Fall de la Rfm mérite un soutien pour sa posture équidistante à l’égard les chapelles politiques. Il ne ménage aucun homme politique dans ses interviews. Au demeurant, sa replique à Barthélémy Dias dont je ne partage pas toujours les errements, a été excessif.
Apprenons à retenir le bon côté de cette chaotique mais indispensable cohabitation et avançons.




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