« Le leadership c’est l’art d’avoir des résultats qui inspirent la confiance » disait Stephen Covey.A la lecture des résultats proclamés provisoirement,il est évident que le Président Macky Sall n’est plus majoritaire dans le pays qu’il gouverne.Malgré les différentes et rudes épreuves vécues tout au long du processus électoral et des fraudes supposées dans le Fouta, l’opposition a infligé une cinglante raclée au pouvoir malgré sa somptueuse campagne à coût de millions.
A l’origine de cette débâcle et de ce désamour entre le peuple et son Président se trouve une décennie de déceptions,de turpitudes et une gestion inculpée de nébulosité.En effet,les couleurs d’un divorce avaient été déjà annoncé aux locales qui ont consacré une bonne partie des grandes villes du pays à l’opposition.Le peuple à travers ce message envoyé au Président lors des élections locales a voulu lui exprimer son mécontentement sur différents secteurs de la gestion du pays. Dans ce sombre tableau de gestion s’inscrivent,les différents dossiers de détournement de deniers publics supposés que l’OFNAC a mis sur la table du Président et qui jusque là n’ont connu aucune suite judiciaire. L’instrumentalisation de la justice qui a participé a réduire drastiquement les libertés politiques et civiles, emprisonner et écarter de potentiels adversaires politiques, massacrer des innocents lors de manifestations et dans les prisons. S’ajoutent à ces chefs d’accusation, la vie extrêmement chère qui ôte au sénégalais la dignité de se restaurer convenablement,de se trouver un toît ou de se soigner en cas de maladie. Le peuple n’a pas digéré également l’impunité et l’iniquité qui règnent dans la justice. Pour des infractions mineures le Sénégalais lambda croupit en prison pour une éternité alors que pour des crimes de meurtres,de vols à coups de milliards,de traffic de passeport,de blanchiment d’argent,des pontes du pouvoir régies par par la même justice que ceux qui commettent ces crimes mineures ne semblent jamais s’inquiéter.De 2012 à nos jours combien de familles sont brisées par la perte toujours non éclaircie d’un des leurs,ou l’emprisonnement injuste d’un de leurs proches pendant que vaquent les criminels financiers et fonciers de la république à leurs occupations.
Le tribunal du vote populaire a également sanctionné les dérives morales du régime du Président Sall. En effet,la confiance et la parole donnée sont très sacrées en terre sénégalaise.Celui qui les abîme et les trahit ne saurait rester impuni. Parmi ces crimes moraux inculpés au Président Sall se trouve l’apologie et le parrainage de la transhumance qui arrache au peuple souverain sa légitimité et l’expression de ses sentiments et ses maux. Du fameux mandataire de Yewwi Askan Wi de Matam à Bamba Fall en passant par Serigne Fallou Mbacké de Mbacké et de tous ces autres maires qui ont lâchement tourné le dos à leurs populations après avoir extorquer leur confiance,la morale a subi autant de blessures impossibles à panser. Ainsi,le peuple, seule victime de ces crimes moraux n’attendait que le 31 juillet pour se faire justice et rappeler aux traîtres qu’il est et demeure le seul souverain et Juge en attendant la suite morale que donnera le Président Sall à sa parole concernant le 3em mandat en 2024.
Voilà autant de chefs d’accusation portés à l’endroit du Président Sall qui lui ont valu sa déroute et sa mort politique silencieuse. Il aura besoin d’un traître pour s’arracher une fade majorité parlementaire.D’où toute l’importance et l’intérêt de porter nos regards sur les 2 « »PaPes « .Qui oserait dire la messe funèbre? Car, s’allier au camp du pouvoir consisterait à commettre un crime moral pour avoir trahi la confiance de ceux qui ont voté pour vous et ainsi precipiterait votre suicide politique car le peuple-juge, souverain et seule Justice,veille attentivement à vos moindres gestes.Qui oserait troquer la voix du peuple pour des privilèges cryptopersonnels ? Qui mangera le dessert empoisonné du Président Sall ? Le futur proche nous édifiera de la vraie nature des « PAPES » ou de nos nouveaux élus.
Prof Modou Aissa Seye.




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