Alors que les opérations de révision exceptionnelle des listes électorales, en vue des élections départementales et municipales du 23 janvier 2022 sont ponctuées dans plusieurs communes par une tension autour de la délivrance de certificat de résidence, document exigé pour s’inscrire sur la liste électorale, la situation est toute autre dans la commune des Parcelles assainies,.
Au niveau de l’unique commission administrative d’inscription sur les listes électorales érigée au niveau du Foyer Socio-Educatif Cheikh Demba Dia, les opérations d’inscription et de modification de lieu de vote se déroulent sans encombre sous l’œil des différents représentants de partis politiques. Lors de notre passage sur les lieux hier, vendredi 06 août, à la mi-journée, quelques citoyens munis de leur documentation afférente à cette opération ont été trouvés sur les lieux assis sur des chaises soigneusement disposées en 5 rangs tenant compte du contexte sanitaire et donnant sur deux grandes tables qui font office de bureau d’un côté pour les membres du bureau de la commission administrative composé du président, du vice-président et du superviseur de la Cena (Commission électorale nationale autonome) et de l’autre pour les représentants des partis politiques.
Interpellé sur le nombre des inscrits depuis le démarrage des travaux de cette commission administrative le 31 juillet dernier, la présidente de la commission nous a gentiment invités à passer par le sous-préfet des Parcelles assainies, son supérieur hiérarchique, pour une autorisation préalable. Des échanges avec les cinq représentants de partis politiques dont l’ANC du maire sortant, Moussa Sy, Pastef d’Ousmane Sonko, du PDS, de l’Alliance Pencco de Moussa Tine et l’Alliance pour l’initiative et le Renouveau Abdou Wakhab Séne, il est sorti que le problème de délivrance de certificat de résidence ne se pose pas au niveau de cette commission administrative.
De leur avis, la tendance est légèrement dominée par les demandes de changements de lieu de vote. Autrement dit, les électeurs qui votaient ailleurs et qui veulent désormais accomplir ce devoir ici aux Parcelles assainies. Interpellés également à leur tour sur la question de l’affluence, certains représentants de partis politiques se sont tout simplement rangés derrière la position de la présidente de la commission, qu’il y avait plus de monde cette semaine par rapport à la précédente alors qu’aucun texte ne les oblige. « Les opérations se déroulent bien. Nous n’avons noté aucun problème. Après un timide démarrage la semaine passée, on a noté depuis lundi dernier, une hausse sensible au niveau de l’affluence», explique Ibrahima Diarra, représentant de l’Anc du maire Moussa Sy qui précise également la présence de certains jeunes non détenteurs de carte d’identité biométrique Cedeao pour les besoins d’informations.
Abondant dans le même sens, cependant, Yaya Dieme, représentant de Pastef n’a pas manqué de déplorer cette situation qui risque d’être préjudiciable à beaucoup de primo-inscrits. Chaque jour, nous orientons vers la Police des jeunes qui viennent avec leur extrait de naissance pour demander s’ils peuvent s’inscrivent avec. Mais vu les délais relativement courts de cette campagne d’enrôlement, je crains que beaucoup d’entre eux, n’arriveront pas à disposer à temps de leur carte d’identité pour avoir la chance de s’inscrire. C’est vraiment dommage », regrette-t-il.
Même son de cloche chez Moustapha Diagne, primo-inscrit qui affirme qu’avec cette situation, beaucoup de ses camarades qui désirent voter le 23 janvier prochain risquent de ne pas le faire, faute de carte d’identité. «C’est ma première inscription sur les listes électorales, mais j’ai beaucoup de mes camarades dans mon quartier qui risquent d’être laissés en rade tout simplement parce qu’ils n’ont pas encore reçu leur carte d’identité. Je pense qu’on devrait aider tous les jeunes qui veulent s’inscrire à le faire avec leur extrait de naissance puisqu’on dit que le vote est un droit », a-t-il martelé.
NANDO CABRAL GOMIS/ sudonline




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