Affaire Madiambal Diagne – Souleymane Téliko : Pourquoi la Cour d’appel a renvoyé le procès

Le second round du dossier de diffamation opposant le juge Souleymane Téliko au président du Groupe Avenir communication, Madiambal Diagne n’a pas pu se jouer, ce mardi 7 février, devant la Cour d’appel de Dakar. La juridiction  a décidé de renvoyer l’affaire jusqu’au 21 février prochain. Ce, au motif que les avocats du magistrat ont formulé cette demande de report, puisque étant absents à l’audience.
En fait, les avocats de la défense avaient interjeté appel suite à la sanction infligée à leur client en première instance.
En premières instance, Madiambal Diagne avait été reconnu coupable de diffamation au préjudice de l’ancien patron de l’Union des magistrats sénégalais (UMS). Ceci, avant qu’il n’écope d’une peine de  3 mois ferme, en sus de verser une amende de 500000 FCFA ainsi que la somme de 5 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts, le 17 juin 2021.  Le tribunal correctionnel de Dakar avait, également, prononcé la publication de la décision dans les journaux à ses frais sous astreinte de 100.000 FCFA par jour de retard.
« C’est très facile, devant les médias, de se présenter en parangon de vertu et d’éthique mais, dans les comportements de tous les jours, est ce qu’on l’est ? Le président de l’UMS actuel a été juge des chambres africaines extraordinaires qui ont jugé Hussein Habré », avait déclaré le journaliste dans une émission dans laquelle il était invité. Avant d’accuser : «Il a été épinglé par l’Union européenne dans un rapport officiel pour avoir perçu des frais de mission pour aller au Tchad alors qu’il a été totalement pris en charge par le Gouvernement tchadien. L’Union européenne a protesté devant le Gouvernement du Sénégal. Sidy Kaba était ministre de la Justice et Souleymane Téliko avait remboursé ».
Et un des avocats du juge Téliko, Me Aboubacry Barro avait asséné lors du procès : «Il a l’intention de nuire à l’honorabilité de notre client. Il ne maîtrise même pas ce qu’il dit. Dans le rapport, on a mis le bureau de l’administrateur des chambres africaines extraordinaires. Nulle part dans le rapport, on ne verra Souleymane Téliko épinglé. Il l’a accusé de voleur. En soutenant qu’il a été épinglé par l’UE ou par l’UA, il l’a diffamé ».
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