Les deux officiers devenus présidents se sont ensuite dirigés vers le palais de Koulouba, où ils ont eu une séance de travail avec leurs équipes, avant un tête-à-tête. Au menu de leurs discussions : le renforcement de la coopération militaire entre leurs deux pays qui partagent près de 1 200 kilomètres de frontière, dont se jouent quotidiennement les groupes jihadistes.
Officiers de liaison
Selon nos informations, le colonel Assimi Goïta et le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba ont, entre autres, décidé de nommer des officiers de liaison à Bamako et Ouagadougou pour fluidifier la coopération opérationnelle entre leurs forces armées. « Le principe est acté, reste maintenant à en définir les modalités », précise une source burkinabè. La perspective d’opérations conjointes, notamment le long du Soum burkinabè et du pays dogon malien, a également été évoquée.
Reste encore à savoir si les deux dirigeants en treillis ont abordé la question de leurs partenariats respectifs, notamment le choix fait par les autorités de la transition maliennes de rompre avec la France pour se rapprocher de la Russie – par l’intermédiaire des mercenaires de la société militaire privée russe Wagner. « Chacun assume ses choix et respecte ceux de l’autre », assure un proche de Damiba qui, jusqu’à présent, n’a pas adopté la même stratégie.
L’amiral Jean-Philippe Roland, le chef d’état-major particulier d’Emmanuel Macron, est par ailleurs attendu en fin de semaine à Ouagadougou pour évoquer des questions de coopération militaire avec plusieurs hauts gradés burkinabè.
Jeune Afrique




