Cette baisse sera volontaire, au moins dans un premier temps, mais la décision n’était pas acquise d’avance. Après une levée de boucliers la semaine dernière de certains États de l’UE qui menaçaient d’opposer une fin de non-recevoir à la proposition de la Commission, d’intenses négociations ont débouché sur le compromis de ce mardi.
L’essentiel est acquis, à savoir qu’entre le 1eraoût et le 31 mars, la consommation de gaz devra être réduite de 15% par rapport à la moyenne des cinq derniers hivers. La consommation des ménages ne devra pas être affectée. La mesure concernera les entreprises et les administrations. L’objectif est d’aborder sereinement l’hiver prochain, mais surtout de remplir les réserves de gaz pour l’hiver suivant.
Solidarité européenne
Si ces réductions volontaires ne suffisent pas ou face à une crise imprévue, la Commission pourra proposer d’activer des réductions obligatoires. Et pour parvenir à cet accord, les trois États insulaires, Chypre, Malte et l’Irlande, obtiennent une dérogation, car ils ne sont pas connectés aux gazoducs du continent. De la même manière, Grèce, Espagne et Portugal sont exemptés partiellement, car la sécheresseempêche de recourir à l’hydro-électricité puisque l’étiage des lacs de barrage est au plus bas.
Malgré ces exemptions, le principe d’une solidarité européenne entière est gravé dans le marbre pour permettre par exemple de réexporter le gaz économisé.
Cette décision des 27 arrive alors que le géant Gazprom a annoncé lundi 25 juillet qu’il réduirait, dès mercredi, à 33 millions de m3 quotidiens ses livraisons à l’Europe via le gazoduc Nord Stream. Jusqu’à 2021, la Russie représentait quelque 40% des importations gazières de l’UE.




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