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Crise du ukrainienne, tension géopolitique, cours du Pétrole , production agricole : Le Sénégal sous la menace d’un nouveau choc économique

Depuis la pandémie de COVID-19, l’économie mondiale est confrontée à des crises majeures et multiformes. Ces évènements ne sont pas sans conséquences sur l’activité économique du Sénégal. Face à la menace d’un nouveau choc économique, la direction de la prévision et des études économiques ( DPEE ) a présenté son rapport de juillet 2024 sur les risques économique, au Sénégal et les mesures d’atténuation.

Les incertitudes continuent de planer sur l’économie sénégalaise malgré l’issu pacifique de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 et le démarrage de la production du champ pétrolier de Sangomar en juillet dernier, l’économie du pays est sous la menace de nouveau choc. Avec la poursuite de la crise ukrainienne , les tensions géopolitiques dans la sous région, le conflit au moyen orient et les risques internes, le Sénégal est pris au piège d’un nouveau choc économique. L’économie nationale fait face à des défis majeurs liés à cette conjoncture international peu favorable matérialisée par un maintien ou un durcissement des conditions financières et une inflation qui demeure relativement élevée. Dans son rapport de juillet 2024 sur « les risques macroéconomiques au Sénégal et mesure d’atténuation », la Direction de la Prévision et des Etudes Économiques ( DPEE ) rappelle que le taux de croissance du produit intérieur brut ( Pib ) réel en 2024 est projeté à 7,3 % contre 9,2 % prévu dans la loi de finances initiale ( Lfi ) et une estimation de 4,6 % en 2023. Cette progression serait soutenu d’après le document par la production de pétrole et de gaz et ses effets indus dans l’économie national qui bénéficierait par ailleurs des retombées positives des projets structurants dans la dans les services, notamment de la 5G et la mise en exploitation du Bus rapid transit ( Brt ). Cependant, au plan international international, les tensions géopolitiques, notamment  l’enlisement de la crise russo-ukrainienne et le conflit au Moyen-Orient , peuvent affecter l’économie sénégalaise. En effet, les conséquences de la crise entre la Russie et l’Ukraine ont occasionné une hausse considérable des coûts d’acquisition de certains produits tels que le blé , les produits pétroliers et les matériaux de construction. En outre, la persistance de l’inflation et le maintien ou la poursuite du durcissement des conditions de financement des économies des pays en développement constituent un risque majeur pour notre économie. Le rapport souligne que la Russie et l’Ukraine à eux deux, représentent 6,6 % des importations totales du Sénégal en 2023 ( Russie 6,5 % et l’Ukraine 0,1 % ). Les principaux produits importés de ces deux pays sont les huiles brutes de pétrole, le blé et les matériaux de construction tels que le fer, l’acier etc. En l’absence de substitution, une rupture de la chaîne d’approvisionnement avec ces pays devrait impacter les secteurs tels que le raffinage, l’énergie, la construction et l’agroalimentaire, notamment la transformation des produits céréaliers.

« Risque qui a une baisse de 5 % de la production de gaz »

Par ailleurs, le document indique que l’économie nationale  a été marquée en 2023 par des tensions sociales et par le report de l’exploitation du pétrole et du gaz. Si l’exploitation du pétrole et du gaz a démarré en 2024, des risques subsistent sur les quantités de productions prévues aussi bien en 2024 qu’en 2025.  « L’exploitation du pétrole et du gaz initialement prévu en 2021 a été reportée en 2022 ensuite en 2023 et finalement en 2024. Ces différents reports ont conduit à des visions perpétuelles du cadre macroéconomique et des changements majeurs dans la politique de dépenses de l’État. À ce titre, une évaluation du risque d’une baisse de la production initialement prévu en 2024 demeure déterminante pour juguler les effets néfastes sur les prévisions de croissance et de déficits budgétaires. Le risque qui pèse pour 2025 sur l’exploitation de pétrole et de gaz est une baisse de la production prévue, et nous faisons l’hypothèse forte d’une baisse de 50 %. Une telle baisse dans l’exploitation du pétrole et du gaz devrait se ressentir principalement au niveau de l’activité extractive, où est classifiée l’activité d’exploitation de pétrole et de gaz », explique le document. Au niveau des finances publiques, un report d’une année affecterait les ressources globales devant être mobilisées pour 2025 , et par conséquent il faudrait nécessairement un réajustement dans les dépenses de l’État pour rester sur le même niveau de déficit programmé. Au niveau du secteur productif, une baisse de la production de pétrole et de gaz devrait impacter l’économie à travers les activités extractive. « Une baisse de 50 % de la production de pétrole et de gaz en 2025 devrait se traduire par une croissance de 6,9 % en 2020, soit une perte de 2,8 points de pourcentage. En revanche, en 2026, une reprise plus que prévue de 2,5 points de pourcentage devrait être observée, toutefois, l’effet de la baisse de 50 % de la production de pétrole et de gaz s’estompe au-delà de 2026 », indique le document. Non sans faire comprendre que s’agissant d’une contre performance dans l’exploitation du pétrole et du gaz, les contraintes potentielles sont les risques liés à la situation financière des entreprises pétrolières internationales engagées, dans les projets Sangomar et GTA ou à un changement de stratégie en termes de gestion de portefeuille.

mesure d’atténuation des risques

Mais aussi le risque politique qui pourraient découler d’un changement de paradigme imposé par le nouveau régime occasionnant une modification du calendrier initialement prévu. Et le risque d’une crise de grande envergure du marché des hydrocarbures marqué par une baisse importante du niveau des prix rendant dans le démarrage de l’exploitation très peu profitable voire impossible, en rapport avec des pertes insoutenables face au degré élevé de récurrence des risques macroéconomiques, la définition de stratégies pour y faire face devient une nécessité pour les autorités. À ce titre, l’État du Sénégal a mis en place différents mécanismes de veille et d’alerte afin de Juguler ces choc sur les populations. II s’agit des mesures d’atténuation de la flambée des prix, de la baisse de la production  agricole et de la fluctuation des cours du baril.

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